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25 avril 2008

La Chine et le Dalaï Lama vont reprendre le dialogue.

Le dialogue reprend entre la Chine et le Dalaï Lama

La Chine va reprendre les pourparlers avec le Dalaï Lama, interrompus depuis un an. C’est du moins ce qu’a annoncé vendredi un responsable politique chinois, sous couvert d’anonymat, à l’agence de presse officielle « Chine nouvelle ». Quelques semaines après la répression de la révolte des moines au Tibet, le porte-parole du gouvernement tibétain en exil, Thubten Samphel, a salué cette ouverture, sans pour autant confirmer avoir reçu une telle invitation du gouvernement chinois.

 

La Maison Blanche encourage le dialogue Franco-chinois 

La Maison Blanche s'est dit "heureuse" vendredi de la décision de la Chine de renouer le dialogue avec le dalaï lama. « C'est une chose que le président Bush a encouragé le président Hu Jintao à faire », a dit un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe. 

 

Moscovici critique Sarkozy sur le dossier chinois                                                                         

« Nicolas Sarkozy aurait pu être plus ferme », estime le député socialiste Pierre Moscovici, qui ajoute que la reprise annoncée du dialogue entre la Chine et le dalaï lama était due à l'opinion publique mondiale. « Il faut pas que ça soit un dialogue bidon », a-t-il averti à la suite de l’intervention télévisée du chef de l’Etat jeudi soir.

 

Un mouvement bouddhiste dissident accueille la flamme à Nagano

A l’arrivée de la flamme olympique à Nagano, au Japon, des centaines d'adeptes chinois et japonais du mouvement spirituel Falungong, interdit en Chine depuis 1999, ont crié leur hostilité au Parti Communiste chinois. Des manifestations pro-chinoises et pro-tibétaines, désormais indissociables des étapes de la flamme, ont également eu lieu le long du parcours, dont le début et la fin ont été fermés au public pour éviter les incidents.

 

Les Jeux menacés par Al Qaeda, selon Interpol 

Le secrétaire général d’Interpol, qui regroupe les polices de 186 pays, a estimé qu’une tentative d’acte terroriste durant les Jeux est « une réelle possibilité ». Les récentes manifestations au Tibet ont ajouté « des complications supplémentaires ». Autre crainte pour Interpol, une attaque d’Al Qaeda. Le gouvernement chinois accuse régulièrement des activistes ouïghours de préparer des attaques avec le soutien de l’organisation terroriste.

 

Alain Bernard qualifié pour les Jeux

 

La nouvelle star de la natation française a obtenu son billet pour le 100m nage libre des Jeux de Pékin. Il est devenu champion de France de la distance, jeudi à Dunkerque. Malgré une concurrence très relevée, le nageur d’Antibes a su mater ses adversaires. Il sera accompagné par Fabien Gilot en individuel, et prendra aussi part au relais 4*100 mètres nage libre. L’équipe française, très homogène, visera le podium olympique.

 

Pékin interdit de fumer aux JO 

Un fort contrôle sera mis en place dans les installations publiques à Pékin à partir du 1er mai 2008. Objectif : faire respecter l’interdiction de fumer. Exceptions : les restaurants, bars et cybercafés, où au moins 70% de leur espace doit être réservé aux zones non-fumeur. Les sanctions sont plutôt significatives, 10 yuans minimum (1,4 dollar) par personne et une amende de 1 000 à 5 000 yuans par institution.

 

Pénurie de billets réservés au public étranger

Pékin s’aperçoit qu’il n’y a pas assez de billets disponibles pour les membres de famille des sportifs étrangers, pour qu’ils puissent assister aux exploits de leurs proches. Les organisateurs sont à la recherche des billets supplémentaires pour atténuer le problème.

20 avril 2008

Romain Mesnil, perchiste militant

Romain Mesnil s’élançant perche en main pour franchir une barre à près de 6m de haut…une image qu’on aurait pu ne jamais voir. C’est par la gymnastique que cet albigeois d'adoption est arrivé au sport à l’âge de 7 ans. Ce n’est que par hasard qu'il découvre la perche en 1992, à l’âge de 15 ans.

 

Pendant longtemps, il cumule le sport et les études d’ingénieur à Toulouse. Sacré champion de France (1997) puis d’Europe (1999) en espoir, il obtient son diplôme en 2001. Physique avantageux (1,88 m pour 80 kg) qui ne laisse pas les filles indifférentes, aisance sur les perchoirs,…les commentateurs ont vite fait de voir en lui le successeur du champion français Jean Galfione, avec qui il s'entend bien . Mais Romain Mesnil tarde à confirmer, semblant céder face à la pression des grands rendez-vous comme aux Jeux de Sydney en 2000.

En 2003, il rejoint le groupe d’entraînement de Georges Martin à Bordeaux et établit la meilleure performance mondiale de l’année à 5m95. Malgré une grosse intervention chirurgicale à la cheville qui le tient écarté de la compétition, il revient à son meilleur niveau en 2006 et vice champion d’Europe à Göteborg puis du monde à Osaka.

"Le sport, c'est politique" 

A 30 ans, marié à une ancienne perchiste et père de deux enfants: Sohan, 3 ans et Titouan, à peine 1 mois, il semble s'être posé. Ses compagnons d'entraînement disent que «Romain était un dilettante, qui ne s’inquiétait pas de grand-chose. Il avait du mal à s’impliquer.» Sportif et chef de famille accompli, il est aussi très engagé. Depuis 2007, il est président du syndicat des athlètes français. Il refuse de rester cantonné au rôle de sportif sans opinion. «Le sport, c’est politique, c’est économique, c’est au cœur de la société», dit-il dans Libération.

En pleine polémique sur les Droits de l'homme en Chine et la situation au Tibet, il a proposé aux athlètes français de porter un ruban vert, couleur de l’espoir, pendant les Jeux de Pékin « pour montrer qu'en tant que sportif on montre qu'on est sensibilisé et qu'on veut faire quelque chose ». Il a aussi lancé un appel au président chinois, Hu Jintao, dans une lettre publiée dans le Nouvel Observateur. Mais considéré comme un signe distinctif à connotation politique, le port de ce ruban a été interdit par le Comité International Olympique.

Décidés à marquer leur désaccord, Mesnil et d’autres athlètes, ont imaginé un badge représentant les anneaux olympiques « pour un monde meilleur ». Le président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), Henri Serandour a annoncé récemment que ce badge serait également interdit. Romain Mesnil s'est dit « évidement déçu » de cette décision sur son site officiel et dans la presse. Il a ajouté que le but des sportifs français était « que les athlètes du monde entier puissent porter ce badge ».

 

Kéthévane Gorjestani

19 avril 2008

Qui connaît Monsieur Jacques Rogge?

3e20b8a93d7b7b4e8a97d2aad76d7f17.jpg Il est au cœur de la tempête médiatique sur le boycott des Jeux de Pékin. Jacques Rogge, le président du Comité International Olympique (CIO), reste pourtant méconnu du grand public. Portrait

Malgré un curriculum vitae presque parfait, Jacques Rogge garde l’image d’un homme froid et falot, incapable de défendre les droits de l’homme face à la Chine. Pourtant, le comte belge, bientôt 66 ans et père de deux enfants, avait plusieurs atouts en main au moment de son élection, en 2001.

 Le véliplanchiste devenu président du CIO.

Ancien sportif émérite (il a été champion du monde de voile et a participé trois fois aux JO, entre 1968 et 1976, puis s’est reconverti dans une carrière de rugbyman), parcours professionnel parfait (chirurgien orthopédique, il a plus de 800 opérations réussies à son actif), et enfin progression constante dans l’administration olympique, pour finalement devenir président du CIO le 16 juillet 2001, Jacques Rogge avait de quoi séduire.

Diplomate et polyglotte (il parle le néerlandais, le français, l’allemand, l’anglais et l’espagnol), Rogge est élu pour faire oublier les pratiques controversées de son prédécesseur, l’espagnol Juan Antonio Samaranch. Corruption, culte du secret, finances précaires, le CIO d’alors va mal. L’organisation est touchée de plein fouet par le scandale des JO de Salt Lake City.

L'épineux dossier des JO de Pékin.

Jacques Rogge parvient à remettre le CIO sur pieds : il n’hésite pas à loger au cœur même du village olympique en 2002, pour se rapprocher des athlètes. Sergei Bubka, recordman du monde du saut à la perche, dit de lui que c’est « un leader, mais qu’il reste modeste ».

Mais Rogge a hérité d’un dossier brûlant, refilé par son prédécesseur : les Jeux de 2008, confiés à Pékin. A l’époque, en 2001, le CIO explique que les JO aideront la Chine à construire une société plus ouverte.

Sept ans plus tard, le retour de flamme est brutal. Les défenseurs des droits de l’homme expliquent que rien n’a changé sur place, et que par son silence, Rogge fait le jeu de la dictature chinoise.

Le député vert Noël Mamère le traite de « collabo »  tandis que Robert Ménard, le président de Reporters sans frontières, le qualifie de « Ponce Pilate ».

 
Pourtant Rogge n’en démord pas : « Il faut séparer la politique du sport » répète-t-il inlassablement.

Il rappelle qu’en 1980 déjà, alors membre du comité olympique belge, il plaidait en faveur de la participation de la Belgique aux Jeux de Moscou malgré l’appel au boycott lancé par les Etats-Unis.

L'homme de la situation?

Sa position, pour le moins controversée, lui vaut de violentes attaques de part et d’autre : quand il se tait, « le monde entier le critique » explique le Temps; quand il ose une timide attaque contre Pékin, il est immédiatement « remis en place ». On lui reproche désormais sa communication, trop solitaire, et son style de « droit divin ».

La crise actuelle pourrait l’amener à ne pas briguer de second mandat à la tête du CIO. 

A l’heure des comptes pour le médecin belge, une question se posera cependant, soulevée par le Temps : « Jacques Rogge était-il le bon candidat en 2001? ».

Sylvain Mouillard

18 avril 2008

Diniz marche à gauche

a4e03c717828cd4e008c69729dd7f2da.jpgLes Français découvrent Yohann Diniz en août 2006. Le marcheur, 28 ans, cheveux longs et un peu maigrelet pour ses 1,85m, devient champion d’Europe du 50km, après 3h41 de souffrance sous une pluie battante. Un an plus tard, il est deuxième aux championnats du monde. 

Le 22 août prochain, il espère bien atteindre la consécration aux JO. Il aura alors avalé des milliers de kilomètres d’entraînement. «De 15 à 40 km le matin, selon la période de l’année ». Le soir, c’est récupération. « Pas plus de 8 km ». Rien que ça. Et bien entendu, le tout avec « ce geste du bassin "du cul qui tourne" pas très conventionnel », mais que Diniz trouve «beau ». 

Une discipline ingrate, la marche. La jambe doit être tendue tant que le pied est au sol. Souvent, ça vire au drame. A quelques kilomètres de l’arrivée, un juge vient agiter un petit drapeau rouge devant le marcheur. Disqualifié. Motif ? Il a décollé le pied trop vite. 

Souvent disqualifié, Diniz a changé sa technique, « trop risquée ». Aussitôt, les bons résultats suivent. (Vidéos de la technique de course ici). Son entraîneur, l’ancien marcheur Denis Langlois, le trouvait  « excessif un peu dans tout. Jamais rassasié. Parfois, il est tellement dans son truc qu’il ne se rend pas compte qu’il peut avoir des attitudes blessantes, par maladresse » explique-t-il. Diniz s’est calmé, assagi. Grâce à la paternité, peut- être. Père d’un petit garçon de deux ans, il vit avec Céline, professeur de français, depuis six ans. Elle l’ équilibre. 

Diniz grandit dans un milieu ouvrier. Il se met tardivement à la marche, en 2000. Il a alors 22 ans, une licence d’œnologie, et s’éclate plutôt dans les « chouilles entre potes » que sur les pistes d’athlétisme. Mais il prend conscience de ses capacités. Faute de temps, il doit abandonner son activité de militant à la LCR. C’est cet engagement politique qui l’a sorti de ses écarts, parfois trash : LSD, ecstasy… Aujourd’hui, son cœur reste à gauche. Un discours engagé, plutôt atypique dans le milieu sportif. En septembre dernier, au journaliste de Libération qui le suivait, il disait lire « Kundera, Vargas Llosa, Malraux, Baudelaire, ce que [sa] femme [lui] fait découvrir, le Manifeste du Parti communiste et des trucs un peu rouges » .

Yohann Diniz s’est dit prêt à boycotter la cérémonie d’ouverture des Jeux en posant pour l’Equipe Magazine, avec dans ses mains le portrait d’un prisonnier politique chinois. Mais il reste dubitatif sur les possibilités d’action des sportifs, et regrette le double langage des politiques : « Pourquoi n’a-t-on rien dit quand Sarkozy est venu en VRP vendre des Airbus et des centrales nucléaires à Pékin ? » 

A bientôt 30 ans, Diniz n’oublie pas d’où il vient. Il habite un F3 à Soissons (Aisne) et sait qu’il est « un privilégié ». Après pas mal de galères, longtemps emploi jeune, aujourd’hui Diniz marche droit.

Sylvain Mouillard

13:38 Publié dans JO Express | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : diniz, marche, JO, engagement

16 avril 2008

Oscar Pistorius, le coureur sans jambes le plus rapide du monde

0302ba69c7424dd703839cc0c762efbb.jpgAmputé des deux jambes, surnommé «Blade Runner» à cause de ses prothèses en carbone, Oscar Pistorius voulait concourir aux JO avec les athlètes valides. Comme une évidence: le sprinter sud-africain ne s’est jamais considéré comme un handicapé.
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Le blondinet Oscar est né en novembre 1986 à Johannesburg, sans péronés. Ses parents, propriétaires d’une mine de zinc, décident de l’amputer de ses deux jambes dès l’âge de 11 mois. Le futur sprinter a  donc effectué ses premiers pas sur des prothèses en bois. Une chance, à en croire les spécialistes : son adaptation «naturelle» aux pieds artificiels expliquerait en partie ses performances futures.

Oscar Pistorius, étudiant en commerce à l’université de Pretoria, s’illustre très tôt dans plusieurs sports, dont le water polo, le tennis, et même le rugby de haut niveau. C’est après une grave blessure au genou lors d’un match de rugby qu’il s’est mis au sprint, en 2004.

En seulement trois ans, il pulvérise les records du monde (handisport), dont celui du 400m, en mars 2007.

46’’56: un temps qui le place à la portée des sportifs valides, à quelques dixièmes près… et suscite des jalousies. Marlon Shirley, ex-star du handisport détrôné par Pistorius, lâche : «Il veut courir le 200 mètres en 20 secondes? C’est cool. Mais ce n’est pas du sport, c’est du spectacle».

Oscar Pistorius a immédiatement contre-attaqué. Car il sait faire preuve d'humour sur son handicap - il raconte ainsi au Telegraph s'être retrouvé privé de ses jambes lors d'un vol pour Atlanta: "elles s'étaient retrouvées à Salt Lake City  par erreur". Mais l'athlète se crispe dès qu'on l'attaque sur son professionnalisme. En témoigne la bataille qu'il mène contre la Fédération internationale du sport depuis des mois.

Natalène Mounier

15 avril 2008

Michael Phelps, prodige de la natation

Il n’a que 15 ans quand, en 2001, il devient le plus jeune détenteur d’un record du monde aux championnats du monde de Fukuoka au Japon.Aux jeux olympiques d’Athènes en 2004, il glane 8 médailles dont 6 en or. L’année dernière, aux championnats du monde de Melbourne, il remporte 7 médailles d’or et bat 5 records du monde. A presque 23 ans, Michael Phelps est déjà considéré comme le prodige de la natation américaine. Alors, qu’est-ce qui motive encore le natif de Baltimore ? Battre le record de son illustre aîné Mark Spitz, qui, en 1972, a remporté 7 médailles d’or aux Jeux de Munich. Ayant échoué à Athènes, Phelps compte bien prendre sa revanche sur Spitz à Pékin.

    En dépit de son palmarès impressionnant, Michael Phelps reste un jeune américain timide. En dehors de ses entraînements, il passe le plus clair de son temps à jouer aux jeux vidéo et au poker. Il trouve aussi le temps d’avoir une petite amie, rencontrée à l’université, et un chien, Herman. Il assure que malgré la célébrité «rien n'a changé. Beaucoup plus de gens me connaissent, c'est vrai, mais moi, je suis resté le même : chaque jour je dors, je mange, je m'entraîne, je regarde la télé.». 

    Le jour où viendra le moment de prendre sa retraite sportive, le nageur sait déjà ce qu’il veut faire. «Je choisirai un travail qui soit en rapport avec le sport. J'aime le sport. (…) Je ne peux pas m’en passer» a-t-il déclaré. Il prépare un diplôme de management du sport à l’Université de Ann Arbor dans le Michigan, où il a suivi son entraîneur de toujours, Bob Bowman. Alors que Phelps avait 11 ans, Bowman a présenté à sa mère un plan d'entraînement pour les JO de 2004, 2008 et 2012 en lui annonçant que son fils serait champion olympique... Bien aidé par son 1m 93 et une envergure de bras de 7cm supérieure à sa taille : des mensurations idéales selon la nageuse Sophie Kamoun. 

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Sur cette photo, Michael Phelps pose aux côtés de la top model Caroline Trentini. Une photo parue dans « Vogue » qui, dans son édition du mois d’avril, a consacré une série de clichés aux corps parfaits («the Shape Issue»). Dans le magazine, Phelps avoue : «j’ai de longs bras, un torse long, des jambes trapues (…) J’ai le corps idéal pour être nageur, j’ai vu mon coach dire ça dans les journaux». Un corps qui lui permettra peut-être d’entrer dans la légende l’été prochain.

 Kéthévane Gorjestani

11 avril 2008

GRAND DEBAT

Malgré les incidents de Londres, Paris et San Francisco, le CIO a décidé de maintenir le trajet de la flamme olympique. 

 

Qu’en pensez-vous? Faut-il stopper le parcours de la flamme?

16:43 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : débat, flamme

Liu, le «Zizou» chinois

Il est une icône en Chine. Liu Xiang est détenteur du record du monde du 110m haies et l’incarnation dans son pays du parfait athlète, beau, brillant et branché.

On le surnomme même «Liu volant». «A Shanghai, sa ville natale, l'histoire de sa (courte) vie est même déjà enseignée dans les écoles primaires…Liu, le premier Asiatique à remporter une médaille d'or olympique dans une épreuve d'athlétisme» est devenu «un véritable culte», raconte ce journaliste d'athledunet.com.Selon un blog anglais, il a remporté en 2007 deux titres, celui du meilleur et du plus populaire des athlètes.

Sa réussite?Le fruit d'un entraînement ultra rude. «Avec d'inlassables efforts et des entraînements de plus en plus durs, Liu Xiang manifeste un don naturel pour la course de haies», précise le site de Radio Chine International. Dans la vidéo suivante, on peut voir à quel point Liu s’entraîne à fond. A chaque fois, il s’élance comme s’il était en finale des Jeux.

Très médiatisé, il continue à aimer le karaoké. Certains de ses fans n’hésitent d’ailleurs pas à le qualifier de «grand chanteur». La preuve ici, où on le voit pousser la chansonnette avec quelques chanteurs célèbres en Chine. Liu n’est pas un bad boy. Pour lui, c'est simple, «seuls les mauvais garçons ont des tatouages.» A 21 ans, Liu «n'a pas de petite amie.» Pour beaucoup de Chinoises, il est pourtant le «copain idéal». Mais Liu sait déjà ce qu'il cherche:  «la principale qualité que doit avoir ma femme, c'est le respect envers ses parents».

Liu a été le premier relayeur lors du passage de la torche olympique à Pékin. Héros de tout un pays, il est «protégé» par le gouvernement et les médias chinois pour qu’il puisse se préparer dans les meilleures conditions. Le «Zizou chinois» ne devra pas décevoir sur sa distance fétiche dans quatre mois...

Zhuoying Feng

16:23 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Liu Xiang, JO, haies, relayeur

Boycott et hommes en bleu...

Clinton, Obama et McCain pour le boycott

Pour une fois, ils sont d’accord sur quelque chose. Tous les candidats à la présidentielle américaine se sont prononcés, à des degrés divers, en faveur du boycott de la cérémonie d’ouverture des Jeux. C’est Hillary Clinton qui avait lancé le bal mardi en demandant ouvertement au président Bush de la boycotter Elle a justifié son appel par les violences au Tibet et «le génocide au Darfour». Barack Obama lui a emboîté le pas le lendemain. John Mc Cain s’est contenté jeudi du service minimum en expliquant qu’il "aurait été prêt à boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin s'il avait été président".
 

Les Français pour le boycott de la cérémonie d'ouverture, mais pas des Jeux

67% des Français s’opposent à la présence de la délégation officielle française à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin si la situation se dégrade au Tibet, révèle un sondage Opinionway-Le Figaro-LCI publié vendredi 11 avril. En revanche, 64% des Français sont contre le boycott des JO.
 

Le Japon et l’Australie boycottent les hommes en bleu

Il n'y aura pas de forces de sécurité chinoises pour assurer la sécurité de la torche pendant qu'elle sera en Australie", a déclaré le Premier ministre australien, Kevin Rudd,. Sans doute une manière de se prémunir du fiasco sécuritaire observé à Londres et à Paris au passage de la flamme. Les « hommes en bleu », officiellement membres de la police armée populaire (PAP) chinoise, ont également été déclarés indésirables au Japon par le chef de la police nippone.

Une prix Nobel de la Paix refuse de porter la flamme

Wangari Maathai ne participera pas au relais de la flamme olympique. La prix Nobel de la paix 2004 devait la porter dimanche à Dar-es Salaam, en Tanzanie. Elle veut faire pression sur la Chine pour qu ‘elle respecte les Droits de l’homme. Elle espère que la Chine et le monde entier entendront la voix des Tibétains.

La Chine fait face à des menaces terroristes 

La Chine «fait face à une menace terroriste réelle», ont annoncé les autorités chinoises jeudi. La police affirme avoir démantelé un groupe terroriste dans la région musulmane du Xinjiang. Ce réseau de 45 personnes envisageait de kidnapper des athlètes et des touristes pendant les JO. Il préparait aussi des attaques suicide dans plusieurs villes chinoises. Les spécialistes, comme Jean-Luc Domenach, de la communauté internationale minimisent ces risques d’attentats, soulignant que la Pékin en profiterait pour renforcer la sécurité et les contrôles dans le pays.

10 avril 2008

La pollution inquiète toujours à Pékin

Pékin est l'une des capitales les plus polluées du monde. La Chine avait pourtant promis un nouveau Pékin quand elle avait été choisie pour organiser les Jeux il y a quelques années. Mais moins de cinq mois avant la cérémonie d'ouverture, le gouvernement chinois n'arrive toujours pas à contrôler la pollution atmosphérique, due surtout aux activités industrielles.

 « Selon le SEPA (State Environmental Protection Administration of China), l'index de pollution de l'air mardi dernier à Pékin était de 5 sur une échelle qui en compte... 5 » . Un niveau si dangereux que les enfants du Lycée Français de Pékin a été obligé de rester à l¹intérieur de leurs salles de cours. Pour les Pékinois, habitués à sentir les particules de pollution dans l¹air, la lutte contre la pollution n'est pas un sujet d'inquiétude majeur. Pourtant, plusieurs mesures ont été mises en place pour atténuer la pollution à l¹approche des JO : réduire le tarif des transports en commun pour encourager les déplacements en métro et en bus, restreindre de moitié le flux de voitures en mettant en place un système de circulation alternée : un jour les voitures paires, un autre les voitures impaires, interdire le travail sur les chantiers pendant les Jeux. Malgré ces mesures, certains athlètes refusent de participer aux compétitions pour se protéger. Ainsi, « Haile Gebreselassie, détenteur du record du monde de marathon, a déclaré que "la pollution en Chine représente une menace pour ma santé et il serait difficile pour moi de courir 42 kilomètres dans les conditions actuelles" », annonce le JDD.  


 
Les mesures du gouvernement chinois ne suffisent-elles pas à améliorer la qualité de l'air?   


Premier problème : ces mesures sont très mal appliquées dans les usines aux alentours de Pékin qui, pour la plupart d¹entre elles, fonctionnent encore au charbon, la ressource énergétique la plus abondante et la moins coûteuse dans ce pays en voie de développement, comme l'explique cet ingénieur chinois. «70 % de la production est à base de charbon, on ne contrôle pas le CO2 qui sort des cheminées», dit-il.Par ailleurs, la nature étant déjà détériorée, la protection de l'environnement ne se fait pas en quelques mois ou même en quelques années. Changer les mauvaises habitudes est un travail de longue haleine, et les contrôles peinent à se mettre en place. Autre source d¹inquiétude : les tempêtes de sable, qui ont encore touché la capitale chinoise cette année avec « 10 jours de temps de tempêtes de sables ce printemps, un chiffre approchant à peu près la moyenne du niveau annuel ».  
     

Provenant pour une grande partie du désert en Mongolie intérieure, le sable ramène de la poussière jusqu'à la capitale dès qu'un vent fort souffle.Bon gré mal gré, le gouvernement chinois a créé un ministère de l'environnement. Mais « la SEPA reconnaît qu'elle ne dispose pas à l'heure actuelle des moyens pour ses ambitions. »

La Chine : exemple typique d¹un pays où la croissance économique prime par rapport à l'environnement?

Il y a finalement peu d'espoir que la situation environnementale change radicalement en quelques mois dans un pays de cette taille. Mais l'enjeu, pour la Chine, est qu'elle puisse mettre en place les dispositifs pour réduire la pollution pas seulement pour le bien être des athlètes, mais aussi après les JO, pour celui de ses habitants également.    

 Et vous, pensez-vous que la qualité de l'air puisse influencer la performance des athlètes aux JO?     

  Zhuoying Feng
 
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