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10 avril 2008

La pollution inquiète toujours à Pékin

Pékin est l'une des capitales les plus polluées du monde. La Chine avait pourtant promis un nouveau Pékin quand elle avait été choisie pour organiser les Jeux il y a quelques années. Mais moins de cinq mois avant la cérémonie d'ouverture, le gouvernement chinois n'arrive toujours pas à contrôler la pollution atmosphérique, due surtout aux activités industrielles.

 « Selon le SEPA (State Environmental Protection Administration of China), l'index de pollution de l'air mardi dernier à Pékin était de 5 sur une échelle qui en compte... 5 » . Un niveau si dangereux que les enfants du Lycée Français de Pékin a été obligé de rester à l¹intérieur de leurs salles de cours. Pour les Pékinois, habitués à sentir les particules de pollution dans l¹air, la lutte contre la pollution n'est pas un sujet d'inquiétude majeur. Pourtant, plusieurs mesures ont été mises en place pour atténuer la pollution à l¹approche des JO : réduire le tarif des transports en commun pour encourager les déplacements en métro et en bus, restreindre de moitié le flux de voitures en mettant en place un système de circulation alternée : un jour les voitures paires, un autre les voitures impaires, interdire le travail sur les chantiers pendant les Jeux. Malgré ces mesures, certains athlètes refusent de participer aux compétitions pour se protéger. Ainsi, « Haile Gebreselassie, détenteur du record du monde de marathon, a déclaré que "la pollution en Chine représente une menace pour ma santé et il serait difficile pour moi de courir 42 kilomètres dans les conditions actuelles" », annonce le JDD.  


 
Les mesures du gouvernement chinois ne suffisent-elles pas à améliorer la qualité de l'air?   


Premier problème : ces mesures sont très mal appliquées dans les usines aux alentours de Pékin qui, pour la plupart d¹entre elles, fonctionnent encore au charbon, la ressource énergétique la plus abondante et la moins coûteuse dans ce pays en voie de développement, comme l'explique cet ingénieur chinois. «70 % de la production est à base de charbon, on ne contrôle pas le CO2 qui sort des cheminées», dit-il.Par ailleurs, la nature étant déjà détériorée, la protection de l'environnement ne se fait pas en quelques mois ou même en quelques années. Changer les mauvaises habitudes est un travail de longue haleine, et les contrôles peinent à se mettre en place. Autre source d¹inquiétude : les tempêtes de sable, qui ont encore touché la capitale chinoise cette année avec « 10 jours de temps de tempêtes de sables ce printemps, un chiffre approchant à peu près la moyenne du niveau annuel ».  
     

Provenant pour une grande partie du désert en Mongolie intérieure, le sable ramène de la poussière jusqu'à la capitale dès qu'un vent fort souffle.Bon gré mal gré, le gouvernement chinois a créé un ministère de l'environnement. Mais « la SEPA reconnaît qu'elle ne dispose pas à l'heure actuelle des moyens pour ses ambitions. »

La Chine : exemple typique d¹un pays où la croissance économique prime par rapport à l'environnement?

Il y a finalement peu d'espoir que la situation environnementale change radicalement en quelques mois dans un pays de cette taille. Mais l'enjeu, pour la Chine, est qu'elle puisse mettre en place les dispositifs pour réduire la pollution pas seulement pour le bien être des athlètes, mais aussi après les JO, pour celui de ses habitants également.    

 Et vous, pensez-vous que la qualité de l'air puisse influencer la performance des athlètes aux JO?     

  Zhuoying Feng

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