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19 avril 2008

Qui connaît Monsieur Jacques Rogge?

3e20b8a93d7b7b4e8a97d2aad76d7f17.jpg Il est au cœur de la tempête médiatique sur le boycott des Jeux de Pékin. Jacques Rogge, le président du Comité International Olympique (CIO), reste pourtant méconnu du grand public. Portrait

Malgré un curriculum vitae presque parfait, Jacques Rogge garde l’image d’un homme froid et falot, incapable de défendre les droits de l’homme face à la Chine. Pourtant, le comte belge, bientôt 66 ans et père de deux enfants, avait plusieurs atouts en main au moment de son élection, en 2001.

 Le véliplanchiste devenu président du CIO.

Ancien sportif émérite (il a été champion du monde de voile et a participé trois fois aux JO, entre 1968 et 1976, puis s’est reconverti dans une carrière de rugbyman), parcours professionnel parfait (chirurgien orthopédique, il a plus de 800 opérations réussies à son actif), et enfin progression constante dans l’administration olympique, pour finalement devenir président du CIO le 16 juillet 2001, Jacques Rogge avait de quoi séduire.

Diplomate et polyglotte (il parle le néerlandais, le français, l’allemand, l’anglais et l’espagnol), Rogge est élu pour faire oublier les pratiques controversées de son prédécesseur, l’espagnol Juan Antonio Samaranch. Corruption, culte du secret, finances précaires, le CIO d’alors va mal. L’organisation est touchée de plein fouet par le scandale des JO de Salt Lake City.

L'épineux dossier des JO de Pékin.

Jacques Rogge parvient à remettre le CIO sur pieds : il n’hésite pas à loger au cœur même du village olympique en 2002, pour se rapprocher des athlètes. Sergei Bubka, recordman du monde du saut à la perche, dit de lui que c’est « un leader, mais qu’il reste modeste ».

Mais Rogge a hérité d’un dossier brûlant, refilé par son prédécesseur : les Jeux de 2008, confiés à Pékin. A l’époque, en 2001, le CIO explique que les JO aideront la Chine à construire une société plus ouverte.

Sept ans plus tard, le retour de flamme est brutal. Les défenseurs des droits de l’homme expliquent que rien n’a changé sur place, et que par son silence, Rogge fait le jeu de la dictature chinoise.

Le député vert Noël Mamère le traite de « collabo »  tandis que Robert Ménard, le président de Reporters sans frontières, le qualifie de « Ponce Pilate ».

 
Pourtant Rogge n’en démord pas : « Il faut séparer la politique du sport » répète-t-il inlassablement.

Il rappelle qu’en 1980 déjà, alors membre du comité olympique belge, il plaidait en faveur de la participation de la Belgique aux Jeux de Moscou malgré l’appel au boycott lancé par les Etats-Unis.

L'homme de la situation?

Sa position, pour le moins controversée, lui vaut de violentes attaques de part et d’autre : quand il se tait, « le monde entier le critique » explique le Temps; quand il ose une timide attaque contre Pékin, il est immédiatement « remis en place ». On lui reproche désormais sa communication, trop solitaire, et son style de « droit divin ».

La crise actuelle pourrait l’amener à ne pas briguer de second mandat à la tête du CIO. 

A l’heure des comptes pour le médecin belge, une question se posera cependant, soulevée par le Temps : « Jacques Rogge était-il le bon candidat en 2001? ».

Sylvain Mouillard

22 mars 2008

Ces sports qui veulent devenir olympiques

C’est la première fois que ces épreuves auront lieu aux Jeux Olympiques en août prochain à Pékin. Les heureux nominés par le Comité International Olympique (CIO) sont donc :

  • le spectaculaire BMX (en vidéo ici)

  • le 10km natation nage libre

  • le 3000 mètres steeple féminin.

 

 2012 : exit baseball et softball

Pourtant, le CIO veut limiter à 28 le nombre de disciplines sportives pour les olympiades d’été. Mais il souhaite aussi pouvoir renouveler le programme, afin de rester dans l’air du temps et de continuer à attirer les jeunes générations. Pour faire la place à de nouvelles épreuves, il faut donc supprimer celles qui ont moins de succès. Le baseball et le softball peuvent donc dire adieu à la prochaine édition des Jeux, en 2012 à Londres.

Des critères de sélection rigoureux

Et les nombreux postulants ont intérêt à peaufiner leurs dossiers. Les critères de sélection (disponibles ici en PDF) sont draconiens. Le sport candidat doit évidemment partager les valeurs de l’olympisme, et être « universel », c'est-à-dire suffisamment représenté sur le globe (pour se rendre compte des standards de 2005, voir le PDF ici). Pour les sports d’été masculins, la discipline doit être pratiquée dans 75 pays. Pour les sports d’été féminins, dans 40 pays. Par ailleurs, tout dépend des équipements disponibles. La candidature du ski nautique aux Jeux d’Athènes, en 2004, avait ainsi été repoussée car les travaux n’étaient pas assez avancés.

Ces candidatures sont aussi affaire de gros sous puisque le poids financier de certaines disciplines peut faire pencher la balance en leur faveur. Ainsi, le catch ferait pression auprès du CIO pour devenir discipline olympique. Très populaire aux Etats-Unis et dans certains pays d’Asie, le catch bénéficie du soutien de certains médias américains.

Pas de nouvelle discipline avant 2016

Cette éventuelle modification du programme olympique n’aura pourtant pas lieu avant 2016. En 2005, à Singapour, les postulants avaient tous vu leurs candidatures repoussées. Au début de la phase de sélection, certaines disciplines paraissaient farfelues, comme le bridge ou le billard. D’autres ont pu passer cette première phase. C’était le cas du karaté, du roller, du golf, du rugby à sept et du squash. Mais aucun ne put rassembler la majorité des 2/3 des votants du CIO nécessaire pour être sélectionné.

Et vous, quels sports aimeriez-vous voir devenir disciplines olympiques?

A suivre, un reportage à la Fédération française de squash, qui défend toujours l'entrée de son sport aux Jeux de 2016.

Le squash bientôt aux Jeux?

En 2005, le squash fut « discipline olympique pendant 15 minutes » a-t-on coutume de dire à la fédération française. Avant que le rêve ne s’écroule, faute d’avoir pu réunir une majorité des 2/3 des votants.

Pourtant, Gilles Rondeau, chargé de communication à la fédération française de squash, milite toujours pour l'entrée du squash dans le programme olympique. « Depuis une dizaine d'années, il y a de plus en plus de pays qui pratiquent le squash » explique-t-il.

Concrètement, le squash, ça ressemble à ça. Et si les Anglais sont à l’origine de ce sport, ce sont aujourd’hui les Egyptiens qui trustent les premières places mondiales.

Comparable au système du tennis, le circuit mondial de squash commence à attirer les sponsors, même si seuls les 20 premiers mondiaux peuvent réellement bien vivre de leur sport.

171e8d507d1a9fa8f039735a070701bb.jpg « Facile d'accès », le squash peut aussi être « un spectacle grandiose », comme en 2006, aux pieds des pyramides de Gizeh.

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Et puis, cette discipline serait un réservoir de médailles potentielles pour la France, selon Gilles Rondeau.

Mais finalement, qu’a-t-il manqué au squash pour devenir discipline olympique en 2005 ? Pour Yves Hocde, directeur technique national, il y a eu un « conflit d'intérêts au sein de la famille du squash ».


Echec du squash en 2005.
envoyé par josciencespo

Le calendrier pour tous les amateurs de squash est déjà fixé : d’ici avril, le CIO remettra une « short list » des disciplines candidates pour entrer au programme des Jeux de 2016. Le verdict final sera rendu en 2009.

Sylvain Mouillard

11:45 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : squash, lincou, gaultier, JO, pekin, CIO

 
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